S’expatrier au Québec

expatrier-quebec
Plus de 80 000 personnes ont fait le choix de s’expatrier au Québec. Mais si les raisons de tenter l’aventure sont nombreuses, et si la destination est très appréciée des expatriés, se lancer dans un tel projet nécessite d’être bien informé et de prendre quelques précautions.

Sommaire

Plus de 80 000 personnes ont fait le choix de s’expatrier au Québec. Mais si les raisons de tenter l’aventure sont nombreuses, et si la destination est très appréciée des expatriés, se lancer dans un tel projet nécessite d’être bien informé et de prendre quelques précautions.

Les bonnes raisons de s’expatrier au Québec

Dépaysement et qualité de vie

S‘expatrier au Québec, c’est une occasion de vivre une expérience américaine dépaysante (la frontière avec les USA est d’ailleurs proche), mais sans la barrière linguistique, puisque la province est francophone, même si sur place, pouvoir s’exprimer dans les deux langues est un atout majeur, notamment pour trouver un emploi.  

S’expatrier au Québec, c’est aussi profiter d’une excellente qualité de vie. S’installer à Montréal ou à Québec, c’est vivre dans le confort d’une métropole moderne, tout en pouvant s’évader en quelques heures dans les grands espaces naturels préservés de la région. 

Les opportunités professionnelles de l’expatriation au Québec

Les principales motivations des Français pour s’expatrier au Québec sont surtout professionnelles :

  • Dynamisme économique
  • Salaires attirants
  • Facilité de création d’entreprises
  • Présence de grands groupes internationaux sur place
  • Formation et première expérience internationale pour les jeunes diplômés
  • Etc.

La province elle-même cherche à attirer les travailleurs francophones.

Mais la concurrence est rude, et il n’y a pas de place pour tous : certains métiers sont fermés aux étrangers, et mieux vaut partir avec un emploi en poche et se référer à la liste québécoise des métiers en pénurie de main d’œuvre car les employeurs doivent justifier tout recrutement de travailleur étranger.

Les démarches importantes de l’expatriation au Québec

Il est possible de séjourner 6 mois au Québec avec une autorisation de voyage électronique (AVE). Mais elle ne permet pas d’étudier ni de travailler.

S’expatrier au Québec est loin d’être une simple formalité : les règles et les contrôles sont stricts, et l’immigration est gérée à la fois par l’état fédéral canadien et par la province de Québec, qui applique ses propres règles.

Étudier pendant son expatriation au Québec

Pour s’expatrier au Québec pour étudier, il faut respecter ces étapes :

  • Obtenir une admission dans un établissement d’enseignement désigné (EDD) de la région de Québec
  • Obtenir un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) auprès du Ministère de l’immigration, de la francisation et de l’intégration (MIFI)
  • Avoir un passeport valide et la capacité financière de payer son inscription, son transport aller-retour, et sa subsistance durant la première année d’études.
  • Obtenir un permis d’étude auprès du gouvernement du Canada.

Le permis d’études autorise à travailler 40h/semaine sur le campus et 20h/semaine à l’extérieur, à condition d’avoir un numéro d’assuré social. Pour continuer à travailler après ses études, il faut faire une demande de permis de travail post-diplôme.

S’expatrier au Québec pour travailler

Le travail illégal est fortement réprimé sur place, c’est pourquoi il faut respecter les procédures obligatoires avant de s’expatrier au Québec. Il faut obtenir un titre de séjour (résidence temporaire ou permanente) et un permis de travail (y compris pour les stages), en suivant en général ces démarches :

  • Déposer une déclaration d’intérêt auprès du MIFI afin d’obtenir un certificat d’acceptation ou de sélection du Québec (CAQ ou CSQ). Les critères de sélection varient en fonction des objectifs de la province en matière d’immigration
  • Obtenir son titre de séjour auprès du gouvernement du Canada
  • Obtenir son permis de travail : la demande peut être effectuée depuis l’étranger ou à l’entrée sur le territoire.

Des programmes spécifiques pour les jeunes

Certains programmes spécifiques permettent aux jeunes de s’expatrier au Québec facilement pour une durée limitée et d’y travailler.

Les conditions spécifiques de chaque programme varient, et des quotas par pays sont généralement appliqués. On peut citer :

  • Le Permis Vacances Travail (PVT) pour les 18-35 ans qui veulent allier travail et visite du pays (2 ans maximum)
  • Le Stage Coop International pour effectuer un stage pratique dans le cadre d’une formation (1 an maximum)
  • Jeune professionnel, sur présentation d’une offre d’emploi dans le cadre d’un perfectionnement professionnel.

Les précautions à prendre pour son expatriation

La fiscalité de l’expatrié

Parmi les précautions à prendre pour s’expatrier au Québec, il faut se renseigner sur son futur statut fiscal (résident canadien ou français), qui déterminera le régime fiscal dont dépend l’expatrié.

Des accords franco-canadiens existent pour éviter la double imposition, mais certains impôts devront toujours être payés en France pendant l’expatriation au Canada (la taxe foncière en cas de biens immobiliers détenus en France, par exemple).

Prendre soin de sa santé pendant son expatriation au Québec

L’assurance maladie française ne prend pas en charge les dépenses de santé de ceux qui ont choisi de s’expatrier au Québec (sauf travailleurs détachés).

Des accords bilatéraux existent et permettent aux expatriés étudiants, salariés, stagiaires ou retraités de bénéficier du système d’assurance santé du Québec (RAMQ).

La « Carte Soleil » donne accès aux soins médicaux courants et aux services hospitaliers de base.

Mais cette couverture est insuffisante : elle ne couvre ni l’optique, ni le dentaire hors hôpital, ni les médicaments prescrits. Il est aussi compliqué d’obtenir un rendez-vous car le système de santé québécois souffre d’un manque de praticiens.

Le recours aux établissements privés est donc fréquent, mais les dépenses ne sont pas prises en charge (compter 70 euros pour voir un généraliste et 150 pour un spécialiste).

Il est donc essentiel de souscrire une assurance santé internationale pour une expatriation au Québec, qui couvre les soins de santé sur place et à l’étranger, y compris en France ou aux États-Unis, et permet de bénéficier d’une assistance rapatriement.

Il est également possible d’ajouter des garanties complémentaires suivant ses besoins.

Les offres sur le marché sont nombreuses et variées, et pour faire son choix simplement, il est possible d’utiliser un comparateur en ligne.

Choisir la CFE nécessite la souscription d’une complémentaire en plus de l’offre de base pour être correctement pris en charge, et intéressera en priorité les personnes présentant des préexistences médicales en raison de l’absence de questionnaire médical.

Les assurances au 1er dollar sont généralement plus adaptées pour s’expatrier au Québec en raison de leur flexibilité et de leur bon rapport qualité-prix.

Retraite et expatriation

Un accord bilatéral sur les retraites existe en cas d’expatriation au Québec : l’expatrié touchera une pension au prorata du temps travaillé sur place. Il n’est donc pas utile de cotiser volontairement à l’assurance vieillesse de la CFE, mais il faudra bien garder tous ses justificatifs.

Prenez rendez-vous avec nos experts en assurance!

Nous sommes là pour vous aider ! Une consultation gratuite permettra de répondre à toutes vos questions.

Ça aussi c'est intéressant :

Menu

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.