Séjour en Suisse : quid de l’assurance maladie ?

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Il est intéressant de se tourner vers l’assurance internationale pour bénéficier d’une prise en charge et de remboursements satisfaisants dans un pays où les prestations de santé sont excellentes, mais à des prix très élevés.

Sommaire

Le système suisse d’assurance maladie est accessible à la plupart des étrangers séjournant dans le pays selon des modalités variées.

Mais il est souvent judicieux de se tourner vers l’assurance internationale pour bénéficier d’une prise en charge et de remboursements satisfaisants dans un pays où les prestations de santé sont excellentes, mais à des prix très élevés.

Des obligations et des droits différents selon sa situation

La couverture santé des touristes en Suisse

La situation d’un étranger en Suisse vis-à-vis de l’assurance maladie n’est pas la même suivant qu’il soit simple touriste, résident ou travailleur.

Dans le cas d’un séjour touristique, il n’y a aucune obligation à souscrire une couverture santé, mais il faut penser à se munir de sa Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM, EKVK ou TEAM selon la langue), qui permet de bénéficier d’une prise en charge identique à celle des assurés de l’assurance maladie Suisse.

Il faudra quand même avancer les dépenses avant d’être remboursé, et une participation financière aux soins restera à la charge du patient.

Certains résidents sont dispensés d’affiliation au système local de santé

L’affiliation au système d’assurance maladie suisse (LaMal) est obligatoire pour tout étranger résident, mais il existe des exceptions :

  • Les étudiants bénéficiant déjà d’une couverture maladie suffisante
  • Les travailleurs frontaliers qui peuvent adhérer au régime français ou suisse d’assurance maladie
  • Les travailleurs détachés qui restent affiliés au régime français.

Les résidents permanents en Suisse et l’assurance maladie

Tous les autres étrangers résidents doivent s’affilier au régime suisse d’assurance maladie dans les trois mois suivant leur installation.

Ils doivent choisir une caisse maladie privée dans leur zone de résidence, qui gèrera leur assurance, sous l’encadrement des autorités.

Aucune demande d’adhésion ne peut être rejetée.

La Suisse et l’assurance maladie : une santé onéreuse

Le fonctionnement de l’assurance maladie en Suisse

En Suisse, l’assurance maladie obligatoire couvre :

  • La médecine générale
  • Les médicaments prescrits
  • La maternité
  • Les hospitalisations en chambre commune
  • Certaines prestations de prévention sous conditions, comme la gynécologie ou les vaccinations.

L’optique et les soins dentaires sont en revanche très peu pris en charge.

Les tarifs des soins

La santé coûte très cher en Suisse, même pour les assurés.

Les consultations généralistes sont facturées au temps : une visite de 20 minutes coûte ainsi l’équivalent de 60 euros, un contrôle chez le dentiste autour de 200 euros.

Toutes les caisses maladies appliquent :

  • Des franchises annuelles
  • Une participation journalière de 13 euros en cas d’hospitalisation
  • Une quote-part de 10% sur les actes remboursés, une fois le plafond annuel atteint.

Certaines populations comme les enfants ou les femmes enceintes peuvent bénéficier de plafonnements. Et bien sûr, sans assurance maladie en Suisse, l’intégralité des frais sont à la charge du patient.

Les avantages de l’assurance internationale

Il est donc fortement recommandé de souscrire une assurance maladie privée pour bénéficier d’une couverture satisfaisante en Suisse, notamment pour le dentaire et l’optique, même si on est déjà bénéficiaire du régime local.

Privilégier l’assurance internationale permet d’être couvert partout dans le monde et de bénéficier d’une assistance francophone disponible et réactive.

Attention cependant : cette souscription ne dispense pas de l’affiliation au régime obligatoire, et tous les assureurs ne couvrent pas la Suisse !

Quel contrat d’assurance maladie choisir en Suisse ?

Les assurances au 1er euro, pour une couverture sur-mesure

Parmi les solutions de couverture maladie répandues en Suisse, on trouve les contrats dits « au 1er euro » commercialisés par de nombreuses compagnies spécialistes de l’assurance internationale.

Ces contrats sont souvent appréciés pour leur bon rapport qualité-prix car les dépenses de santé sont prises en charge à hauteur des frais réels et dès le premier euro engagé.

De nombreuses formules sont disponibles, plus ou moins protectrices, et il est possible d’ajouter des garanties utiles suivant ses besoins personnels, comme :

  • La protection des bagages
  • La pratique des sports extrêmes
  • La responsabilité civile en cas de dommage causé à un tiers.

Les tarifs sont ajustés selon le niveau de protection assuré, ce qui permet à ce type de contrat de s’adapter à tous les budgets.

Comme pour toute assurance privée, il faudra remplir un questionnaire médical à l’adhésion, ce qui pourra entraîner des exclusions de garanties ou une hausse de la cotisation suivant l’état de santé et l’âge de l’assuré.

La CFE et ses complémentaires, en cas de préexistences médicales

La Caisse des Français de l’Étranger ne pratique pas ce questionnaire de santé, ce qui peut la rendre attractive pour les personnes souffrant de maladies chroniques ou d’antécédents médicaux.

Mais, souscrite seule, l’offre CFE n’est pas une solution suffisante d’assurance maladie en Suisse, et l’ajout d’une complémentaire est indispensable.

La CFE propose en effet des garanties basiques et limitées, et pratique les mêmes remboursements que ceux de la Sécurité sociale, ce qui s’avère trop faible compte-tenu des tarifs de santé pratiqués en Suisse.

La complémentaire, gérée par un assureur tiers, permettra de bénéficier de meilleurs remboursements et d’une couverture plus large.

Il faudra donc s’acquitter d’une seconde cotisation, et éventuellement multiplier les démarches si la CFE ne gère pas les deux contrats de façon centralisée.

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