Expatriation d’un médecin français : les questions à se poser

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L’expatriation d’un médecin français soulève de nombreuses questions et ne doit pas s’envisager à la légère.

Sommaire

L’expatriation d’un médecin français soulève de nombreuses questions et ne doit pas s’envisager à la légère.

Suivant le pays de destination, des démarches administratives plus ou moins poussées doivent être réalisées afin de pouvoir exercer, mais aussi pour ne pas perdre ses droits à la protection sociale.

L’expatriation d’un médecin français en Europe

L’Europe facilite l’expatriation pour le médecin français

La première question à se poser au sujet de l’expatriation d’un médecin français est la reconnaissance de ses diplômes et compétences dans le pays où il souhaite exercer, car chaque pays dispose de ses propres processus de recrutement et de formation des médecins.

Un médecin français peut s’expatrier facilement dans les pays membres de l’Union européenne, par exemple en Italie ou en Belgique (qui représente à elle seule 30% des expatriations), grâce au système de reconnaissance automatique des diplômes, sur présentation d’une attestation de conformité délivrée par le Conseil National de l’Ordre des Médecins.

Les procédures ne sont pas les mêmes partout

Il convient de contacter l’autorité compétente du pays d’expatriation pour connaître la procédure à suivre et les documents complémentaires à fournir (CV , preuve de nationalité, etc.), car ils peuvent varier suivant les pays.

Il ne faut pas non plus négliger le temps que peuvent prendre ces démarches et donc ne pas attendre le dernier moment.

Certaines restrictions peuvent aussi s’appliquer, comme l’interdiction d’exercer dans le service public, et des démarches ou examens supplémentaires peuvent être imposés.

Il faut évidemment s’y conformer pour réussir son expatriation en tant que médecin français.

L’expatriation d’un médecin français ailleurs dans le monde

Des réglementations différentes selon les pays

Dans le reste du monde, tout projet d’expatriation d’un médecin français doit être étudié au cas par cas, car la reconnaissance des diplômes et compétences des médecins étrangers est très aléatoire.

En Amérique latine, par exemple, il est possible d’exercer après avoir effectué certaines démarches, mais le médecin français en expatriation ne pourra s’installer en tant que médecin libéral qu’au terme d’une année de « service social » auprès de populations souvent isolées.

Autres exemples, les États-Unis ou Hong-Kong ne reconnaissent pas les diplômes étrangers et exigent qu’ils soient repassés pour pouvoir exercer.

La meilleure solution pour connaître la procédure à suivre et les éventuelles restrictions imposées est de contacter l’ambassade du pays concerné, qui sera à même de répondre à toutes ces questions.

Le cas particulier du Québec

Le Québec est une exception dans ce panorama, puisqu’il existe un accord mutuel de reconnaissance entre les autorités québécoises et françaises.

L’expatriation d’un médecin français à Québec est donc facilitée.

Mais il ne peut exercer que sous certaines conditions :

  • Avoir rempli le formulaire de demande de permis d’exercice
  • Fourni les documents exigés
  • Être diplômé d’une université française
  • Détenir une spécialisation ou une formation de médecine générale
  • Être inscrit au tableau de l’Ordre des Médecins français sans restriction
  • Avoir réalisé un stage d’adaptation de trois mois au Québec.

Il est conseillé au médecin français de contacter le Collège des Médecins du Québec afin de préparer au mieux son expatriation et d’obtenir le parrainage d’un établissement susceptible de le recruter pour l’accomplissement du stage d’adaptation.

Ne pas négliger ses droits

Des contingences matérielles importantes

Obtenir le droit d’exercer est fondamental pour l’expatriation d’un médecin français, mais ce n’est pas la seule chose dont il faille se préoccuper.

L’obtention d’un visa, d’un logement, ou encore les conditions de scolarisation des enfants ne doivent pas être envisagées au dernier moment.

La question de la langue ne doit pas non plus être négligée, car elle peut constituer un sérieux frein.

Même dans un pays dont la langue est connue, l’expatriation d’un médecin français peut se heurter à des difficultés et nécessiter un temps d’adaptation pour maîtriser les aspects professionnels de la langue, ou encore le vocabulaire spécifique au système de santé local.

La sécurité sociale du médecin français expatrié

L’expatriation d’un médecin français ne doit pas non plus conduire à négliger les questions qui se poseront à son retour en France, qu’il soit temporaire ou définitif.

Dans la pratique, un médecin ne perdra jamais le bénéfice de ses diplômes français, et pourra se réinscrire rapidement et simplement à l’Ordre des Médecins pour exercer à sa réinstallation.

Mais s’il veut pouvoir prescrire pendant ses séjours temporaires en France, il doit continuer à cotiser à l’Ordre durant son expatriation.

La question de la protection sociale est aussi cruciale : pendant son expatriation, le médecin français perd son affiliation à la Sécurité sociale française.

Il doit donc se renseigner sur ses droits et obligations en matière d’affiliation à l’assurance maladie locale et souscrire également une assurance internationale pour couvrir ses frais de santé et ceux de sa famille.

Selon son pays d’expatriation, le médecin français ne cotisera plus non plus au système de retraite français, et risque de perdre le bénéfice de ces années de travail à l’étranger pour sa future retraite : il doit donc se renseigner et souscrire, à toutes fins utiles, l’assurance retraite de la CFE.

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