Julio Abraham Zúñiga, un physiothérapeute à Mexico, s’entretient avec Expat Assurance sur la façon dont la connaissance de sa discipline reste faible. Bien que la physiothérapie ait une croissance solide, la tendance a vouloir chercher un traitement complet à long terme est peu commune au Mexique.

Q : Quel est l’état actuel de la physiothérapie au Mexique ? Que peut-on faire pour aider à améliorer la connaissance de cette discipline ?

Julio Abraham Zúñiga: Actuellement au Mexique, la physiothérapie est relativement nouvelle. Bien qu’elle existe dans le monde entier depuis de nombreuses années, elle est peu commune ici. Au Mexique, il s’agit d’une discipline de santé qui se développe très rapidement et est en plein essor. Malgré cela, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour éduquer les Mexicains sur la physiothérapie. Il ne s’agit pas seulement d’une discipline curative, mais aussi préventive.

Actuellement, plus de soutien est nécessaire pour sa croissance dans le pays non seulement en tant que carrière universitaire, mais aussi en tant que domaine de recherche. Le Mexique, un pays où la population est très diversifiée, doit voir un investissement important et constant dans la physiothérapie et de réadaptation. De la même manière, nous pourrions travailler avec des institutions gouvernementales pour soutenir, diffuser et promouvoir la physiothérapie et la réadaptation au Mexique.

Q : Comment pensez-vous que la compréhension de la thérapie physique a évolué parmi vos patients ? Y-a-t-il une différence de comportements entre les étrangers et les Mexicains ?

Zúñiga : Pour des raisons culturelles, les Mexicains sont habitués à se faire soigner lorsque les douleurs sont déjà bien présentes. Ils ont tendance à confier également dans des médecines alternatives. Pourtant celles-ci manquent encore de bases scientifiques et de preuves.

D’une part, le travail de physiothérapeute consiste à sensibiliser la population à l’importance de la physiothérapie. Après tout, les patients sont surtout en recherche de qualité de vie.

Par rapport à certains pays, le contraste est très marqué. La plupart des étrangers ont plus conscience de l’importance de la prévention. Généralement, les étrangers préfèrent un suivi complet mais au Mexique, beaucoup de gens ne le font pas. À mon avis, un expatrié a une vision plus long-terme qui inclut souvent un physiothérapeute. Cela vient de la sensibilisation à laquelle ils ont été exposés dans d’autres pays où le bien-être a plus d’importance au quotidien.

Q : Quel a été votre parcours professionnel en tant que physiothérapeute ?

Zúñiga : Mon expérience a été riche en enseignements, non seulement académiques, mais aussi sur la vie en général. Aider une personne qui est dans une période difficile en termes de santé, c’est très valorisant. Mais cela m’a aussi permis de comprendre la fragilité de la vie… Comment elle peut soudainement changer et comment on peut aider quelqu’un à récupérer un élément perdu. D’autre part, il y a aussi des frustrations. Par exemple, lorsque vous tombez sur un patient que vous ne pouvez pas aider à 100%. On est confronté à la peur de ne pas pouvoir atteindre les objectifs. Cette peur est quelque chose qui me pousse à toujours être mieux préparé. Cela me motive pour être à jour des nouvelles choses qui se produisent autour de la physiothérapie.

Q : Comment t’es-tu intéressé à cette discipline ?

Zúñiga : La vie m’a guidé un peu par hasard. J’ai commencé comme entraîneur personnel et coach d’arts martiaux. Dans ma carrière, j’ai remarqué certains besoins récurrents qui pouvaient avoir des solutions communes. C’est ainsi que j’ai découvert l’ostéopathie et que j’ai vu le potentiel de soigner une blessure ainsi. J’ai changé ma façon de contempler le corps humain. J’ai réalisé qu’il ne s’agit pas de traiter une maladie ou une pathologie, mais plutôt de traiter des êtres humains. Cette discipline voit le corps humain et ses maladies d’une façon plus holistique.

Q : Comment voyez-vous la poussée de « traitements alternatifs » tels que la massothérapie et le reiki ?

Zúñiga : Je pense que ce sont des disciplines nécessaires. Souvent, les gens n’ont pas besoin d’un traitement médical complexe. À mon avis, je pense que si la personne trouve une option qui lui sert et qui l’aide, c’est très bien. Je crois que tout traitement qui puisse aider un être humain est valide.

Q : Comment la physiothérapie est-elle réglementée au Mexique, par opposition aux États-Unis ou en Europe ?

Zúñiga : Actuellement, au Mexique, il existe des écoles responsables pour la réglementation de la physiothérapie. Ces écoles sont de classe mondiale comme l’Association Mexicaine de Physiothérapie (AMEFI) et le Collège National de Physiothérapie A.C. Elles sont prises en charge par la Fédération mondiale de physiothérapie. La tâche principal reste toutefois d’éduquer les citoyens sur cette discipline. Il faut les aider à considérer la physiothérapie comme une alternative viable et sûre pour un traitement.

Q : Quelle a été votre expérience avec les compagnies d’assurance de vos clients ?

Zúñiga : De nombreux assureurs, mexicains et étrangers, couvrent les frais de physiothérapie. Je n’ai pas encore eu l’occasion de travailler avec un assureur en particulier. Cependant la discipline est remboursée dans les grandes cliniques et les hôpitaux qui ont un service de réadaptation.

Contact Julio Abraham Zúñiga:

Terapia Física Coyoacan :

Calle Nahuatlacas 95, Lote 11, Col. Ajusco, Coyoacan
Lundi au vendredi – 16-21h
Samedi et dimance – 12-20h
Sur rendez-vous
Tel : 55-67-03-63-11
Email : j.abraham.zuniga@gmail.com