Assurance à l’étranger : le guide ultime

assurance-etranger

Sommaire

Partir sans assurance à l’étranger, c’est s’exposer à des risques médicaux, financiers et administratifs. Mais faire le bon choix de couverture n’est pas une mince affaire.

Partir sans assurance à l’étranger, c’est partir sans aucune protection

La Sécurité sociale ne couvre pas les Français à l’étranger

Une des principales raisons de souscrire une assurance à l’étranger est que la Sécurité sociale ne couvre pas les frais de santé hors de France, sauf pour les travailleurs détachés.

Pour les courts séjours à l’étranger, les remboursements ne sont ni obligatoires ni automatiques : ils doivent être justifiés et sont très exceptionnels. Quant aux rapatriements, ils ne sont jamais pris en charge.

Au-delà de trois mois hors de France, les assurés perdent tout simplement leur affiliation à la Sécurité sociale.

Sans assurance, l’intégralité des dépenses est donc à la charge du patient, tout comme la prise en charge des démarches administratives.

Des risques en tous genres

Les imprévus de santé ne sont pas la seule raison de souscrire une assurance à l’étranger : un accident causant des dommages à un tiers, l’annulation d’un vol, la perte de bagages, ou un contentieux sont des risques plus fréquents qu’on ne l’imagine.

Il est donc plus prudent de se couvrir pour ne pas s’exposer à des soucis administratifs ou à des dépenses conséquentes.

Certains pays imposent la souscription d’une assurance

Dans certains pays, avoir une assurance peut être obligatoire pour obtenir un visa, et l’affiliation au régime local d’assurance maladie peut être imposé en cas d’expatriation. Il faut donc se renseigner sur ses obligations.

La souscription ou l’affiliation à une assurance locale est cependant rarement suffisant, car les garanties peuvent être limitées et ne fonctionnent que dans le pays de séjour. Il est donc conseillé de privilégier la souscription d’une couverture internationale.

La CFE

La Caisse des Français de l’Étranger est un organisme créé en 1978 pour proposer une assurance à l’étranger à tous les expatriés français.

La CFE permet de maintenir un lien avec la Sécurité sociale (dont elle est indépendante), et de retrouver facilement son affiliation au retour en France, ou encore de continuer à cotiser pour sa retraite pendant son expatriation.

Elle est financée par les cotisations de ses adhérents, calculées exclusivement suivant leur âge et leur situation familiale. Les tarifs pour les jeunes célibataires sont plutôt attractifs.

Une couverture maladie ouverte à tous

La CFE est un organisme de droit privé, mais elle est chargée d’une mission de service public. Par conséquent, elle est ouverte à tous les ressortissants français qui souhaitent disposer d’une assurance maladie à l’étranger. Aucun questionnaire médical n’est demandé à l’adhésion.

Les personnes souffrant de préexistences (comme une maladie chronique grave par exemple) ne pourront pas se voir refuser l’adhésion ni appliquer une surprime, contrairement aux pratiques de certaines assurances privées. C’est son principal atout.

Des remboursements limités

Les remboursements de la CFE sont basés sur les barèmes et plafonds de la Sécurité sociale française. Ils sont donc indexés sur le coût des soins en France. Par exemple, une consultation chez un médecin généraliste sera remboursée à hauteur de 25 euros maximum.

Or, dans de nombreux pays, les frais de santé sont bien plus élevés qu’en France. Aux États-Unis par exemple, une consultation chez un généraliste coûte généralement 100 dollars, quelquefois bien plus. Les remboursements de la CFE sont donc largement insuffisants pour de nombreux expatriés français qui se trouvent dans ce cas.

La complémentaire est presque obligatoire

Parmi inconvénients de la CFE se trouve la faiblesse de ses remboursements, calculés sur les mêmes bases que ceux de la Sécurité sociale. Ils sont donc souvent insuffisants pour couvrir la plupart des dépenses de santé à l’étranger.

L’offre CFE est également basique et peu flexible : il n’est pas possible d’ajouter de garanties, et le rapatriement n’est pas pris en charge, ce qui en fait une solution d’assurance à l’étranger peu satisfaisante.

Il faut lui joindre une complémentaire gérée par un autre organisme privé pour bénéficier de garanties et remboursements comparables à ceux d’un contrat au 1er euro.

Mais cette démarche nécessite le paiement d’une seconde cotisation et peut engendrer des démarches supplémentaires quand la complémentaire n’est pas gérée en guichet unique par la CFE.

L’assurance à l’étranger « au premier euro »

Ce type d’assurance à l’étranger est proposé par des compagnies privées.

Une prise en charge intégrale

Contrairement aux complémentaires, les assurances dites « au premier euro » (ou « au premier dollar ») prennent en charge les frais de santé dès le premier euro dépensé. Elles ne requièrent donc pas d’adhérer à la CFE.

Les niveaux de prise en charge sont définis dans le contrat d’assurance et adaptés au pays de résidence et au coût des soins sur place.

Une assurance à l’étranger spécialement conçue pour les expatriés

Ces assurances sont spécifiquement conçues pour répondre aux besoins des expatriés. Ainsi, les interlocuteurs sont français ou francophones et habitués à répondre aux interrogations de Français résidant à l’étranger.

Par ailleurs, elles incluent une assurance rapatriement, et couvrent les soins réalisés lors des séjours en France.

Une expertise à l’étranger

Généralement, les compagnies qui commercialisent des assurances « au premier euro » disposent de partenariats avec des réseaux de praticiens locaux. Ainsi, les assurés bénéficient de tarifs avantageux, de délais de remboursements réduits et même d’une dispense d’avance de frais en cas d’hospitalisation.

Enfin, le rapport entre le montant des cotisations et les garanties est généralement plus intéressant que dans le cas de la CFE.

Une gestion simplifiée

Les contrats au 1er euro (ou 1er dollar) sont souvent recommandés pour leur flexibilité et leur bon rapport qualité-prix.

Conçus par des spécialistes de l’assurance internationale, ces couvertures répondent aux besoins spécifiques des voyageurs et des expatriés. La gestion des contrats est simple et se fait en français.

Les compagnies proposent des prestations intéressantes comme :

  • L’assistance francophone joignable depuis le monde entier
  • Des partenariats avec des réseaux de santé locaux
  • Des applications mobiles offrant des outils utiles comme des traducteurs médicaux ou des annuaires des professionnels de santé.

Une assurance à l’étranger pour tous les budgets

Les contrats au 1er euro prennent en charge les dépenses de santé dès le premier euro engagé.

Ils suivent les assurés dans le monde entier, y compris en France, et sont déclinés en une grande variété de formules pour s’adapter à tous les besoins, tous les budgets, et toutes les durées de séjour.

Des garanties particulières peuvent être ajoutées au contrat, pour une protection améliorée. Bien sûr, plus la couverture est étendue, plus elle coûte cher, mais la concurrence permet de bénéficier de tarifs avantageux.

Attention cependant, la souscription de ce type de contrat est soumise au questionnaire médical qui peut entraîner, en cas de préexistences médicales, des majorations de cotisation ou des exclusions de garanties.

Prenez rendez-vous avec nos experts en assurance!

Nous sommes là pour vous aider ! Une consultation gratuite permettra de répondre à toutes vos questions.

Ça aussi c'est intéressant :

Menu

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.